Dimanche, 14h00. On fait la queue bien sagement pour pouvoir pénétrer au coeur de la vieille bourgade paysanne. Pour tromper l’attente, certains engloutissent une saucisse tandis que d’autres déchiffrent les slogans railleurs barbouillés pendant la nuit sur les vitrines des commerçants. Mais sous l’ambiance bon enfant, la fête palpite.
Il pleut des confettis comme des larmes de joie multicolores, les danseuses trépignent au pied des chars et les fanfares sont prêtes à s’époumoner, sous les clins d’oeil racoleurs de la vieille vénérable. On cherche la meilleure place. Ici sur un parapet, là au sommet d’un escalier ou même carrément sur les toits.
14h22. Le cortège s’ébranle lentement, péniblement comme une énorme créature émergeant d’un très long sommeil. Elle n’est pas encore bien réveillée mais dans quelques minutes, la bête aura trouvé toute sa vigueur et se déchaînera aux rythmes déjantés et assourdissants des guggenmusik.
Cette année, pourtant, peu m’importe le défilé. Le spectacle est ailleurs.
Ville en liesse, ville en fête…. Coquette, elle s’est faite belle pour faire la nique à l’hiver.
Elle a maquillé ses yeux de toutes les couleurs de l’arc en ciel offrant à ses habitants le cadre joyeux de leur mise en scène.
C’est beau une ville qui ouvre grand ses fenêtres, vous ne trouvez pas?
Il y a un an (déjà…), je vous parlais des Brandons.






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