Certains penseront que j’ai triché… Tout dépend de la manière dont on envisage ce projet 52. Cette semaine, j’ai commencé à photographier des champs, des prés, des tas de bois.. Et puis le soir devant mon ordi, en replongeant dans mes archives d’Andalousie pour continuer mon tri en vue de la préparation d’un album de vacances, je suis tombée sur ces détails de vieilles portes espagnoles. Mon choix a été vite fait. Séduite par la patine, les rides et les cicatrices de ces vieilles dames, j’ai viré à la poubelles mes textures champêtres gentillettes pour retenir ces images prises l’été dernier à Ronda, Séville ou peut-être Cordoue et poursuivre ma série andalouse reprise cette semaine.
Des portes décrépies, vermoulues certes, mais ces encore si belles. Je me souviens qu’avant de les photographier, je n’ai pu m’empêcher de les caresser pour sentir le bois rugueux et la peinture s’écailler sous ma main. Du bout du doigt, j’ai suivi leurs aspérités, dessiné les contours de ces appliques métalliques polies par le temps. Mentalement, j’ai essayé d’imaginer la clé de leurs secrets…. Quels bonheurs ont-elles abrité? Quelles épreuves ont-elles enduré? Qu’ont-elles vu du temps de leur splendeur?
Elles sont restées muettes mais qu’importe puisque l’espace d’un instant, elles m’ont fait voyager hors du temps.
D’autres textures sont à découvrir chez Donlope dimanche prochain. Belle fin de semaine à tous!



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