En décidant l’aller à Séville, l’été dernier, j’avais bien sûr en tête de visiter l’Alhambra…. euh non l’Alcazar… Enfin, pour être honnête je dois bien reconnaître qu’avant de partir en Andalousie, je ne faisais pas vraiment la différence entre les deux. Aujourd’hui, je suis heureusement plus au clair et j’y reviendrai certainement mais pour l’heure, c’est une construction de la cité de Carmen et de Don Juan d’un tout autre genre que j’ai envie de vous montrer .
Le lendemain de notre arrivée dans la capitale andalouse, au hasard d’une balade à pied dans la ville encore somnolente, nous avons été soudainement happés par la vision incongrue d’un bras de parasol géant. Intrigués par cette étrange réalisation, nous nous sommes approchés de la Plaza de la Encarnacion pour découvrir une immense surperstructure arachnéenne au coeur de la citré traditionnelle.
Mesurant 150 par 75 mètres, le Metropol Parasol, surnommé « les champignons » par les Sévillans, se compose de 6 parasols de bois de 28 mètres de haut chacun. La structure, qui s’étire sur 11 000 m, a été édifiée sur une place rectangulaire utilisée comme parking depuis les années 1970. Elle comprend quatre niveaux superposés et abrite un musée archéologique, un marché, des salles d’exposition, un restaurant et une promenade publique avec vue panoramique sur les toits de la cité.
J’ai été absolument bluffée par cette réalisation de l’architecte berlinois Jürgen Mayer, qui relève à la fois de la prouesse architecturale et de l’œuvre d’art. A mon sens, elle apporte un coup de jeune au centre ville sans nullement le défigurer mais en s’inscrivant dans une complémentarité dynamisante avec les anciens bâtiments. J’aurais aimé m’attarder, lui tourner autour, pour la saisir sous tous ses angles et surtout voir comment la lumière zénithale projette sur la place des ombres mouchetées du plus bel effet, paraît-il, et surtout très précieuses dans la fournaise estivale.
16 millions de boulons et d’écrous ont été nécessaires pour assembler les milliers d’éléments composant les alvéoles ouvertes de ces champignons géants.
J’aurais aimé également accéder au 4ème étage mais pas de chance, le centre était fermé et il ne nous a pas été possible de monter sur le toit à 28 mètres de haut, pour emprunter la passerelle qui y est aménagée et jouir de la vue sur toute la ville. Je le regrette vraiment car d’après les images que j’ai pu en voir, cela vaut le détour.
Je reconnais que d’une manière générale, notre escale sévillane de deux jours s’est avérée beaucoup trop courte par rapport à toutes les merveilles que recèle cette ville. Je me suis d’ores et déjà promis d’y retourner à la faveur d’un week-end prolongé, en automne pourquoi pas, pour mieux faire connaissance.
Et pour en voir davantage sur cette étonnante construction, allez jeter un oeil ici







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