J’aime l’alternance des saisons, un éternel été m’ennuierait profondément. Mais dans ma Romandie, l’hiver est long et un peu tristounet. Coincée entre deux lacs, la région est rarement enneigée et souvent emmurée dans la grisaille pendant de longs mois. Alors invariablement à l’approche des beaux jours, je me surprends à rêver de petites fleurs…. et de jupettes.
Mais si la promesse du renouveau printanier me fait frétiller d’aise, certaines réalités saisonnières viennent néanmoins se rappeler à mon bon souvenir et tempérer ma belle impatience. C’est qu’après s’être abandonnée à une paresseuse somnolence, engoncée dans son manteau hivernal, la nature s’ébroue soudainement pour laisser éclater son anarchique opulence. Le réveil est brutal, la tâche d’envergure.
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