Et voila, il fallait bien que cela arrive. De lumineux, l’automne est devenu cotonneux. Novembre comme je le redoute tant dans ma région lacustre, nuits noires et jours blancs.
Pas n’importe quel blanc, un blanc opaque, poisseux, granuleux. Un blanc pénétrant et humide qui fige le paysage dans un immobilisme glaçant.
Morne plaine que seul anime le croassement lugubre de quelques noirs volatiles au dessus de l’étonnante chorégraphie présentée par deux ou trois arbres tout nus.
Une semaine dans le brouillard et déjà je n’en peux plus de pédaler dans la ouate. Mon énergie se dilue dans cette purée gluante, ma belle humeur étouffe sous cet édredon glacial.
Je rêve d’un blanc hivernal, sec et scintillant. Dis quand arriveras-tu bel hiver?





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