Depuis le temps que j’y pense et que je suis fascinée… Depuis les années nonante… Depuis Indochine…
Une soirée, un film de 2h40 et me voila à me faire mon cinéma pendant 20 ans! Cette femme enturbannée, appuyée à la barrière d’une terrasse dominant le golf du Tonkin, ce n’est pas Deneuve, c’est moi. Combien de fois me suis-je vue embarquer à bord de l’une de ces mythiques jonques aux ailes de papillon? Combien de fois me suis-je imaginée dans cette forêt de pain de sucre nimbée de brume, bouche « baie » face à tant de beauté? Ha Long, ce nom qui rebondit comme une balle de ping pong, insaisissable de mystères et d’infinis me fait rêver depuis si longtemps.
La vie et ses contingences successives ne m’ont pas encore permis de réaliser ce rêve: enfants trop jeunes, trop de boulot, pas la bonne saison, pas le temps, et maintenant mon Romand préféré et compagnon de voyage privilégié qui ne partage pas ma fascination pour cette partie du globe. Mais je suis tenace et ne désespère pas de le faire changer d’avis prochainement. Du reste, je sens que c’est le moment…
Dimanche dernier, il m’a tirée du lit à 6 heures du mat. pour me faire admirer le lever du soleil sur sa belle vallée jurassienne. J’ai un peu râlé ne me doutant pas du spectacle qui m’attendait. Quelques minutes plus tard, je découvrais un peu surprise la région en intense sudation avant même que la canicule ne sévisse. Mais surtout lorsque j’ai pointé le viseur de mon Nikon sur le lac embrumé, c’est la Baie d’Ha Long qui m’est apparue (photo 1et 2).




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