Quand la lumière automnale sculpte les courbes combières, la photo se fait caresse…
J’aime cette vallée jurassienne à la géographie si particulière que certains l’apparentent à une île à l’envers, enserrée dans son écrin de forêts et de montagnes, protégée par ses cols de « ceux d’en bas » qui jalousent secrètement sa sérénité. Je l’aime tout particulièrement à cette saison, lorsque baignés par la chaude atmosphère automnale, ses reliefs arrondis exaltent la sensualité, lorsque la frange blonde de son lac devient vénitienne…
Avant que l’hiver, plutôt rude à cette altitude, ne vienne la figer dans une immaculée torpeur, la Vallée de Joux se fait douce, tendre comme un vieux chandail dans lequel on aime se lover. Le week-end dernier, entre deux averses drues, lorsqu’un doigt de soleil pointait sur les pâturages encore verdoyants ou lorsque le jour s’évanouissait derrière les monts, moitié chien, moitié loup, j’aurais voulu en tricoter les couleurs.
A défaut d’aiguilles, j’ai saisi mon réflex!
Le terme « combier » se rapporte à la Vallée de Joux, située à 1000 m. d’altitude, dans le sud-ouest du massif du Jura, dans le canton de Vaud (Suisse). Un établissement religieux édifié dans la Combe-du-Lieu, au Vème siècle, comme étape sur la route reliant une abbaye et un monastère, est à l’origine du nom de Combiers pour ses habitants. Le mot « joux » en vieux français signifiait sapin.



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