La dépression saisonnière vous guette? Vous n’en pouvez plus de voir la vie en froid et neige? J’ai trouvé le remède qu’il vous faut…
A force de vous montrer des paysages figés dans leur torpeur hivernale, ce blog commençait à avoir l’air un peu anémique. J’ai donc décidé ce week-end de prendre le taureau par les cornes, ou plutôt mon Nikon par son 105mm macro.
Mais pas question d’aller me geler à photographier des petits trucs à plat ventre dans la neige, je suis restée tranquillement dans mon salon après être allée m’acheter des bonbons au kiosque le plus proche.
Smarties et haribo mulicolores, voila tout ce dont j’avais besoin. Enfin presque.
Il m’a encore fallu une seringue, un peu d’huile transparente, une plaque de verre (j’ai démonté un vieux cadre à photo) et un tissu noir. Deux verres à pied ont servi de support à la plaque de verre sur laquelle j’ai déposé plusieurs gouttes d’huile au moyen de la seringue (il faut un peu d’entraînement pour faire des gouttes pas trop grosses et bien sphériques). Même si j’ai placé mon installation tout près d’une fenêtre, le trépied est indispensable pour ce genre de photos. L’appareil positionné au–dessus de la plaque de verre, et bien parallèlement à celle-ci, il suffit de faire la mise au point sur les gouttes qui, par la magie de la réfraction de la lumière, se transforment en mini-objectifs fournissant une image inversée de tout ce qui se trouve à proximité. Pour que la profondeur de champ soit suffisante, il faut utiliser une petite ouverture et donc une vitesse lente. J’ai donc eu recours à un déclencheur à distance (mais le retardateur peut tout aussi bien faire l’affaire) pour éviter tout risque de vibration. Mais attention, unepetite ouverture ne pardonne aucune poussière. La plaque de verre doit être très propre sinon tout se voit sur l’image. C’est également en faisant ces photos que je me suis rendue compte que mon capteur méritait un sérieux nettoyage (chez un professionnel car c’est une opération assez délicate). J’ai par conséquent corrigé les imperfections dans photoshop elements.
Et un dernier petit conseil pour éviter bien des déconvenues. Si vous avez un objectif stabilisé, n’oubliez pas de désactiver la stabilisation lorsque vous utilisez un trépied sous peine d’images pas nettes, comme cela m’est arrivé lors de mes premiers essais!
Voila, avec ces quelques explications et un peu de patience, je suis sûre que vous ne maudirez plus les dimanches de mauvais temps et que vous découvrirez d‘innombrables galaxies merveilleuses…. Vous me les montrerez?
Si vous avez envie de vous amuser un peu plus en macro, je vous recommande l’excellent livre de Bryan Peterson « Pratique de la photo rapprochée », chez Pearson, dont cette petite expérience est adaptée.





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