
C’est en chantonnant ce petit air surgi des tréfonds de mon enfance ♫♪♫ que je suis partie la semaine dernière, l’appareil en bandoulière, arpenter le petit bois derrière chez moi. Les arbres encore tout nus laissaient filtrer quelques timides rayons de soleil. A leur pied, des tapis de petites étoiles blanches, comme une invitation à s’allonger sur le sol pour respirer ces premières effluves printanières.
J’ai mis un peu de temps à retrouver mes marques avec mon Nikon et mon objectif macro oubliés dans un coin durant tout l’hiver mais après un bref échauffement, quel plaisir de redécouvrir la beauté délicate de ces petites anémones des bois, de chercher un joli bokeh, de jouer avec des premiers plans cotonneux…
Enthousiasmée par cette première sortie macro de la saison, j’ai voulu compléter mon bouquet quelques jours plus tard à la faveur d’un dimanche ensoleillé. Hélas malmenés par les intempéries les pétales déjà se fanaient. La beauté est éphémère, savourons-la quand elle se présente!

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