Prendre un verre dans un crayon et trinquer en dominant toute la ville de Lyon, lors de mon escapade du week-end dernier, voila qui avait de quoi me réjouir.
C’est un peu raplapla après une journée de visite que je me suis engouffrée dans l’ascenseur de l’immeuble. Sans nullement me douter de la surprise qui m’attendait en haut, je suis montée au 32ème étage, en pensant logiquement que le spectacle se jouerait par les fenêtres, à l’extérieur de la tour. Erreur! Lorsque la porte s’est ouverte, c’est bien plutôt l’intérieur du bâtiment qui m’a interpellée. Saisie par l’architecture lumineuse, faite de béton et d’un entrelacs de poutres métalliques, j’ai oublié ma soif. Le nez en l’air, je n’ai plus eu qu’une idée.
Ecrire… Ecrire avec la lumière et dégainer mon appareil pour saisir l’incroyable graphisme de ce crayon.
Jouer avec les lignes en me tortillant dans tous les sens pour composer un ensemble cohérent, construit.
Et bien sûr, guetter une présence humaine, histoire de donner un peu de vie à mes images.
Vous l’aurez certainement remarqué, graphisme et noir et blanc sont un peu mon dada ces temps-ci. Un tel sujet ne pouvait donc manquer de m’enthousiasmer. Abandonnant lâchement mon Cher et tendre au bar, je m’en suis donnée à coeur joie, sous l’oeil un peu surpris des clients de l’hôtel (les derniers étages du bâtiment sont en effet réservés à un hôtel). Après avoir bien mitraillé, j’ai quand même fini par rejoindre mon Romand préféré qui, décidément, mérite bien l’Oscar de la patience…
Appelée « le crayon » par les Lyonnais en raison de son toit conique, la Tour du Crédit lyonnais domine depuis 1977 le quartier de la Part Dieu. Haute de 165 mètres et de 42 étages, elle arbore une couleur brique qui s’harmonise avec les toits des vieux quartiers.





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