C’est arrivé lentement, insidieusement, au fil de cet interminable mois de janvier. Je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite…. Pffff…. juste un souffle …à peine. Persuadée d’être portée par l’énergie de l’an nouveau, j’ai ignoré la fuite et continué à pédaler bravement.
Mais le déni fait un piètre garagiste. Les jours passants, j’ai bien dû constater que je n’avançais plus vraiment et que ma bécane avait une roue crevée.
Trop de bagnole-boulot, pas assez de dodo, toujours moins de photo… L’impression de tourner en rond, de ne plus trouver de sujet digne d’intérêt, de n’arriver à rien.
Hier soir, l’inspiration en berne, je m’apprêtais à pondre un billet ironico-dépressif sur les affres de la création et du renouvellement « artistique » lorsqu’une sonnerie providentielle m’a tirée de ma neurasthénie.
Je n’aurais pu rêver meilleure interlocutrice, à croire qu’elle a des antennes. Je lui ai confié mes doutes, mes insatisfactions. Elle, qui a aussi a connu des périodes de « low inspiration » photographique », m’a écoutée, m’a donné des pistes à explorer et en une heure de conversation a réussi à redonner vie à mon brave vélo et à me remettre en selle. A moi maintenant de déterminer la route que je veux suivre…
ça rimme drôlement bien rustine et copine, vous ne trouvez pas?
Merci Laurence 🙂
Pour illustrer ce billet et pour émerger de l’avalanche de neige sous laquelle ce blog est enseveli depuis quelques temps, je suis allée rechercher un peu de soleil et de chaleur sur les plages andalouses de Nerja, le balcon de l’Europe.





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