
Depuis longtemps, je jalousais secrètement les Lyonnais et leur fête des lumières. A chaque début décembre, je me promettais d’assister à une prochaine édition puis invariablement j’oubliais de planifier et d’organiser un week-end à Lyon, de sorte qu’il ne m’a jamais été donné d’assister à un tel évènement. Jusqu’à cette année puisque pour la première fois, une ville suisse a eu l’heureuse idée d’organiser un festival des lumières. Et un bonheur d’arrivant jamais seul, celle-ci est située à 15 minutes seulement de chez moi.

Morat ou Murten en allemand (elle est située dans un district bilingue) est une cité médiévale comme on la dessinerait, avec des remparts, des arcades, des ruelles, de vénérables monuments. Sans parler d’un lac, comme déposé à ses pieds. Très animée en été, elle sombre dans une morne léthargie l’hiver venu. D’où l’initiative de son office du tourisme d’organiser cette manifestation du 13 au 24 janvier pour lui redonner vie. Dix jours durant, les rues de la vieille ville ont accueilli de nombreuses animations conjuguant son et lumière, dont une impressionnante projection sur les murs de l’école primaire, conçue par l’agence française qui a notamment illuminé la cathédrale de Chartres ou Notre-Dame de Paris. Au total, ce sont plus de vingt artistes internationaux et régionaux qui ont fait briller la vénérable vieille dame.
L’engouement a été fantastique. Nombreux sont ceux qui n’ont pas hésité à braver le froid pour se balader dans les ruelles dégoulinant de couleurs et qui pour l’occasion ont pris des airs de conte de fées.

Les rives du lac n’ont pas été oubliées. Le plan d’eau brillait de centaines de lanternes sur lesquels on pouvait inscrire des voeux.
A long terme, les organisateurs ambitionnent de faire de Morat la « capitale suisse de la lumière », un objectif qui est est loin d’être utopique vu la fréquentation élevée et les retours très positifs que cet évènement a enregistré.

Pour ma part, ce festival m’a rendu l’obscur et si long mois de janvier hautement désirable. Quelle belle idée que de le programmer à une période de l’année où les lumières de Noël s’éteignent et tout le monde déprime en n’attendant plus que les jours rallongent.
Pourvu qu’il soit reconduit à l’avenir et que désormais je puisse attendre impatiemment ce fichu mois de janvier!
Au niveau photo, je me suis munie de mon trépied mais n’en ai finalement pas fait grand usage. Je n’aime décidément pas cet outil encombrant et mal pratique. Mon Olympus OMD-EM 5 II muni d’un objectif 12-40 mm F.2.8 fait vraiment bien son boulot. Non seulement il gère bien la montée en iso (même si je suis restée modeste en la bloquant à 800 iso) mais son système de stabilisation est remarquable, de sorte qu’il m’a été possible de prendre des photos à main levée sans flou. Il faut bien sûr bien stabiliser l’appareil contre soi, en bloquant sa respiration au moment du déclenchement ou en s’appuyant sur un support fixe. Une accessoire qui par contre m’a été très utile, c’est mon gorillapod. Petit et maniable, il permet de fixer l’appareil en entortillant ses pieds sur pratiquement n’importe quel support. Je l’ai notamment utilisé pour les photos 5 (1/4s, f5, 26 mm) et 7 (0,4s, f4.3, 26 mm), en agrippant ses jambes à une barrière.


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