Lorsque j’ai pris connaissance du thème de cette 11ème semaine, je me suis dit qu’a priori, il n’allait pas me poser trop de problème dans la mesure où je me suis déjà passablement amusée avec les ombres, que ce soit à la plage, sur la neige ou la glace.
Mais après deux minutes et demi de réflexion et précisément parce que j’ai déjà pas mal utilisé ce filon, il m’a paru un peu bête de sombrer dans la facilité et de servir du réchauffé.
Il ne me restait plus qu’à me creuser les méninges pour essayer de faire des photos que je n’avais encore jamais faites.
Et comme bien souvent, la réponse m’est apparue alors que je promenais Médor en fin de journée.
En passant sous un pont d’autoroute bien sombre, mon regard a été attiré par une ligne lumineuse qui courait entre les gravas, franchissait allègrement la rivière et serpentait entre les piliers de l’ouvrage. Intriguée, j’ai levé le nez et constaté que la lumière provenait de l’espace entre les deux chaussées. Louis d’Aragon avait raison, il n’y a pas de lumière sans ombre! Je tenais là mon sujet de la semaine. Voila comment j’ai passé une bonne demi heure à jouer avec la géométrie des structures en béton et celle dessinée par le soleil pour tenter des photos graphiques et sombres. Au post-traitement, j’ai augmenté les contrastes pour mettre en valeur les textures et assombrir l’image tout en essayant de préserver certains détails dans les ombres.
Pour la première fois, j’ai utilisé le logiciel de conversion en noir et blanc « Silver effex pro 2 » qui s’avère vraiment bluffant et d’une utilisation assez aisée (si vous voulez l’essayer, vous pouvez le télécharger et l’utiliser gratuitement pendant 15 jours sur le site). Je me suis même amusée à prendre en photo une bouteille de vodka qui traînait dans le coin dans l’idée de tester la désaturation partielle, très facile avec ce logiciel.
Alors dite-moi, quelle photo préférez-vous?
PS: Pour un petit coup d’oeil à l’inspiration des copains du projet 52, c’est ici dès dimanche.






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