Agrion jouvencelle
Le bonheur est dans le pré paraît-il. Certes mais pas que. Bien décidée à poursuivre mon apprentissage macro, dès que j’ai un peu de temps, j’arpente mon coin de pays idéalement situé entre champs, lacs et marais. Je n’ai que l’embarras du choix. Voici donc une première sélection de bestioles à la mine plutôt facétieuse et aux positions souvent improbables.
Coucou, si tu le sais, s’il te plaît, dis-moi qui je suis…
Aussi petites soient-elles , elles n’en ont pas moins grandement mis ma patience et mon self contrôle à l’épreuve ces derniers temps, me contraignant bien souvent à des contorsions invraisemblables.
Première difficulté, repérer et approcher un sujet intéressant. J’ai bien compris que les premières et dernières heures du jours étaient les plus propices à l’observation des insectes. Je ne suis toutefois pas encore un vrai sioux et dois gagner en discrétion si je veux espérer une bonne prise, sans effrayer ma « victime ». Une ombre, un léger frémissement et déjà elle est loin.
En Romandie, on m’appelle Pernette, la bête à bon Dieu
Autre écueil de taille, la mise au point. Autant le dire tout de suite, dans ce genre de situation, inutile de compter sur ce brave autofocus qui se livre à un numéro de patinage pas vraiment artistique, plutôt que de nous donner un coup de main. Bref, il ne reste plus qu’à apprivoiser la mise au point manuelle et à apprendre à contrôler mouvements et respiration pour ne pas la fausser au déclenchement. Facile en théorie mais beaucoup plus compliqué en pratique. C’est qu’un oeil d’insecte (sur lequel en principe se fait la map) c’est petit, très petit même et si en plus, on veut obtenir un bel arrière-plan flou et que l’on ouvre son diaphragme au max, il devient carrément sportif d’obtenir une image nette au bon endroit. S’allonger sur le sol ou trouver un appui peut être d’une grande aide mais jouvencelles et autres coccinelles semblent éprouver un malin plaisir à se positionner à mi-hauteur, m’obligeant souvent à me baisser ou m’accroupir dans une position qui ne tarde pas à devenir très inconfortable et à générer des tremblements. Et à force de bloquer ma respiration à tout va, je finis par haleter plus fort que mon chien. Il va falloir que je me mette sérieusement au yoga si je veux produire autre chose que de la macro totalement abstraite pour cause de mouvements intempestifs car je n’envisage pour l’heure pas de recourir à un trépied peu pratique d’utilisation à mon goût pour photographier des petites bêtes.
Enfin, bien plus qu’à un piqué d’enfer, je suis sensible aux bokeh dilués, aux rendus aquarelles, à peine structurés par la végétation environnante ou délicatement teintés par une douce lumière. Pfff. ça fait décidément beaucoup de paramètres à maîtriser tout ça. Je n’aurai assurément pas trop de l’été pour faire mes gammes car vous l’aurez compris, pour le moment ma poubelle n’a aucune peine à se remplir…
Et vous auriez-vous des trucs ou expériences à partager sur le sujet?
En voila enfin un qui a la tête en l’air!
Coccinelles et jouvencelles ne me posent pas de problème d’identification. Je sèche par contre sur les deux autres insectes de ce billet. Si un spécialiste pouvait me souffler leur nom, je lui en serais très reconnaissante 🙂
Très bon week-end prolongé à tous-





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